Al-Ḥâfiẓ adh-Dhahabî ne manquait presque jamais de louer Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya lorsqu’il le mentionnait. Parmi les traits les plus significatifs de cet éloge, citons :
– Sa déclaration dans « Maʿrifat al-qurrâʾ » (3/1296), à la rubrique de Majd ad-Dîn ʿAbd as-Salâm Ibn Taymiyya : « Son petit-fils, l’imâm Abû l-ʿAbbâs, m’a dit : “Le shaykh Jamâl ad-Dîn Ibn Mâlik avait l’habitude de dire : Allah a rendu la science du fiqh aussi souple entre les mains du shaykh Majd ad-Dîn que le fer le fut pour David.”
Et j’ajoute : Il a rendu la grammaire aussi malléable pour Ibn Mâlik que le fer pour David, et Il a rendu le savoir, dans toute son ampleur, aussi docile pour notre maître Abû l-ʿAbbâs que le fer pour David. » Fin de citation.
– Et, dans « Aṭ-Ṭibb an-nabawî » (p. 228) : « J’ai vu notre shaykh Ibrâhîm ar-Raqî versé dans l’art médical, et il en allait de même de notre maître, le shaykh Taqî ad-Dîn Ibn Taymiyya. » Fin de citation.
Ses citations tirées du Shaykh :
Al-Ḥâfiẓ adh-Dhahabî adopte, dans la transmission des propos de Shaykh al-Islâm, une position intermédiaire ; il le cite dans plusieurs de ses ouvrages : tel livre n’en contient qu’un seul passage, quand tel autre en renferme quinze.
La majeure partie de ces emprunts se rapporte à la discipline première d’adh-Dhahabî, la science des hommes du ḥadith et de l’histoire (voir : Siyar 7/373, 13/15, 21/161, 22/366 ; Maʿrifat al-qurrâʾ 3/1296 ; Târîkh al-Islâm 17/428, 26/144, 41/156, 46/201, 50/223, 51/71, 362, 425, 52/206, 378 ; Muʿjam ash-shuyûkh 1/35, 361, 2/114, 121 ; Dhayl Târîkh al-Islâm 122, 159).
D’autres citations portent sur des questions dogmatiques (cf. Siyar 11/363-364, 15/88 ; Târîkh al-Islâm 30/126) ou, — celles qui nous intéressent ici — sur des questions de fiqh (cf. Siyar 14/279 ; Târîkh al-Islâm 23/284-285).