– Il a également dit : « Le shaykh Taqî ad-Dîn a choisi l’avis selon lequel il suffit d’articuler les lettres, même si l’on ne s’entend pas soi-même. » [an-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar 1/54] (1).
172 – L’invocation d’ouverture (duʿâʾ al-istiftâḥ)
Ibn Mufliḥ rapporte : « Ensuite, on entame secrètement l’invocation : “Gloire à Toi, ô Allah, et louange à Toi ; béni soit Ton Nom, exaltée soit Ta grandeur, et nul n’est digne d’adoration en dehors de Toi.” C’est sur cette formule qu’il existe un texte explicite… et non sur : “J’oriente mon visage…”. Le verset qui suit est même préférable – d’après le ḥadith de ʿAlî. Al-Âjurrî a opté pour la récitation intégrale de ce qui est rapporté dans le ḥadith de ʿAlî, tandis qu’Ibn Hubayra et notre shaykh ont retenu la combinaison des deux variantes (2)… »
Notre shaykh ajoute : « Il est préférable de varier les différentes formules de temps à autre ; il en a dit de même pour les diverses modalités de la prière de la peur et autres. Parfois, ce qui est a priori moins méritoire devient meilleur pour celui qui en tire un profit spirituel plus complet. » [al-Furūʿ 1/412-413 (2/169-170)] (3).
173 – Sens de la parole : « Allâhumma ṭahhirnî bil-mâʾi wa-th-thalji wa-l-barad »
Ibn al-Qayyim relate : « J’ai interrogé Shaykh al-Islâm au sujet de l’invocation du Prophète ﷺ : “Ô Allah, purifie-moi de mes péchés par l’eau, la neige et la grêle.” Comment ces éléments purifient-ils des fautes ? Quel est l’intérêt de spécifier cette forme de purification ? Dans une autre version, il est dit : “et par l’eau froide”, alors que l’eau chaude semble plus apte à nettoyer. »
Il répondit : « Les péchés provoquent dans le cœur une chaleur, une souillure, une faiblesse ; ils l’assouplissent,