Chapitre de l’intention
162 – L’intention suit la connaissance.
Ibn Mufliḥ rapporte : « Abū Ṭālib – et d’autres – relate que, lorsqu’une personne sort de chez elle avec la volonté d’accomplir la prière, cette seule décision constitue déjà l’intention. Penses-tu qu’elle pourrait prononcer le takbîr d’ouverture sans viser la prière ?! Notre maître, ainsi que d’autres savants, s’est appuyé sur cette parole pour affirmer que l’intention procède de la connaissance : quiconque sait ce qu’il veut accomplir l’a nécessairement pour objectif. » [al-Furūʿ, 1/393 (2/138)].
163 – Quitter la prière par simple doute sur l’intention.
Ibn Mufliḥ écrit : « Notre maître a déclaré qu’il est illicite de sortir de la prière à cause d’un doute portant sur l’intention, car il est certain qu’on n’y est entré qu’avec cette intention. Il en va de même que lorsqu’on hésite sur une éventuelle rupture d’ablution. » [al-Furūʿ, 1/397 (2/142)].
164 – Le passage de l’orant solitaire au rang d’imam ou de fidèle dirigé.
Ibn Mufliḥ dit : « Selon l’avis le plus solide – retenu, entre autres, par les autorités W, H, M et Q – celui qui prie seul ne peut se transformer ni en maʾmūm (fidèle dirigé) ni en imam ; telle est l’opinion adoptée par la majorité. Une autre version, toutefois, considère cette transition valable ; c’est la position choisie par le Shaykh (al-Muwaffaq Ibn Qudāma) et par notre maître (Ibn Taymiyya). » [al-Furūʿ, 1/400 (2/150)].