Quant à son affirmation : « ce qui se trouve entre un dirham et dix », elle n’appartient pas à l’usage courant. Fin de la citation. [al-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar : 2/487-489]
1628 – S’il déclare : « Il possède ce qui est compris entre ce mur-ci et ce mur-là »
Ibn Mufliḥ rapporte : « Si quelqu’un dit : “Il possède ce qui est entre ce mur et ce mur”, leurs propos indiquent que l’affaire relève de la même divergence que dans la question précédente. Le Qâḍî précise que les deux murs ne sont pas inclus dans l’aveu, et il considère qu’il s’agit d’un point d’accord selon l’argument de Zufar. Il distingue ce cas en soulignant que, pour un nombre, il est indispensable d’avoir un terme initial sur lequel fonder le calcul. Shaykh Taqî ad-Dîn se contente de rapporter les paroles du Qâḍî, sans y rien ajouter. » [al-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar : 2/489]
1629 – S’il dit : « Il possède ce qui est compris entre dix et vingt »
Ibn Mufliḥ déclare : « Son propos (1) : “Si quelqu’un dit : ‘entre dix et vingt’ ou ‘de dix à vingt’, il est redevable de dix-neuf selon la première opinion, de vingt selon la seconde, et, par analogie avec la troisième, de neuf.” Voilà une présentation claire des trois positions. Shaykh Taqî ad-Dîn ajoute que, selon la stricte analogie de la seconde opinion, le montant devrait être de trente, parce qu’il estime qu’il devait, dans la question précédente, en verser onze. » [al-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar : 2/489]
1630 – S’il dit : « Je lui dois ce qui est compris entre un kurr d’orge et un kurr de blé »
Ibn Mufliḥ précise : « Dans ce cas, il doit un kurr d’orge et un kurr de blé, moins un qafiz de blé, par analogie avec la question précédente. C’est l’avis rapporté par le Qâḍî et ses compagnons ; de même, l’auteur du Mustawʿib écrit : “Si l’on dit qu’il doit neuf, tel est l’avis…” »