sa parole sera admise sous serment,
car, s’il n’allègue pas le contraire, l’évidence veut qu’il n’ait eu recours à ces deux termes qu’en considérant qu’ils relèvent d’un seul et même genre ; il en va autrement s’il les explicite par la suite. Fin de sa citation, laquelle diverge de l’avis des maîtres de l’École. [An-Nukat ʿala al-Muḥarrar 2/482-484]
1627 – S’il dit : « Je lui dois de un dirham jusqu’à dix. »
– Ibn Mufliḥ déclare : « S’il affirme : “Je lui dois de un dirham jusqu’à dix”, il devient redevable de neuf. D’aucuns disent : huit ; c’est la position tranchée par Ibn Shihâb, parce que l’expression signifie : “tout ce qui vient après un”. Al-Azjî estime qu’il en est ainsi dans la vente, de même que pour la formule : “entre un dirham et dix”. Selon une autre version, il en doit dix ; il en va de même pour l’énoncé : “de un dirham à dix”. On peut également soutenir ici l’avis de huit. S’il entendait par là la somme de tous les nombres, on obtient cinquante-cinq : on ajoute le premier nombre, un, à dix, puis on multiplie le tout par la moitié de dix.
Notre Shaykh a ajouté : dans la première hypothèse, selon la seconde opinion (1), il en doit onze. [Al-Furûʿ 6/640 (11/455)]
– Il dit encore : (2) « S’il déclare : “Je lui dois ce qui est entre un dirham et dix”, il est redevable de neuf ; d’autres disent : dix ; d’autres encore : huit. »
Pour la première question, la raison de la divergence réside dans le fait que, selon l’usage, elle se confond avec la seconde ; on lui applique donc le même jugement. La voie la plus correcte est celle tranchée dans al-Kâfî : huit, parce que c’est ce qu’implique ce tour. Il n’existe pas ici de début de limite ; or l’indication de la fin suppose l’établissement du commencement ; c’est comme s’il avait dit : « entre telle limite et telle autre ». Si la préposition « ilā » ne servait ici qu’à marquer la fin de la limite