Chapitre des horaires de prière
126 – Des noms attribués aux prières et de ceux dont l’usage est réprouvé :
Ibn Mufliḥ écrit : « Il n’est pas blâmable de nommer la prière de ʿishâ “ʿatamah” ni de désigner le fajr par “ṣalât al-ghadâh”, selon l’avis le plus sûr dans les deux cas, d’après notre Shaykh. D’aucuns ont toutefois jugé cela réprouvé pour la seconde appellation, d’autres pour la première. Dans Iqtiḍâʾ aṣ-Ṣirâṭ al-Musta-qîm, il est précisé que, pour nous, la réprobation ne vise qu’un emploi excessif au point d’éclipser le nom usuel ; le même débat porte, dans Al-Khilâf, sur l’emploi du terme “ʿishâʾ” pour la prière du Maghrib. » [Al-Furūʿ, 1/424].
127 – Retarder fortement la prière : une innovation récente.
Voir plus loin, au chapitre « Description de la prière », n° 193.
128 – Variation des horaires du fajr et du ʿishâʾ entre hiver et été :
Ibn Mufliḥ dit : « La durée de l’horaire du ʿishâʾ, qu’elle soit longue ou brève, dépend de la longueur du jour ; elle est donc plus étendue en été. Inversement, l’horaire du fajr dépend de la nuit ; il est, de ce fait, plus long en hiver. Notre Shaykh a déclaré : “Quiconque prétend que le temps du ʿishâʾ équivaut à la part accordée au fajr tant en hiver qu’en été se trompe manifestement, et ceci fait l’unanimité. Sa méprise vient de ce que la lumière suit les vapeurs ; or, en hiver, la vapeur abonde la nuit, si bien que la clarté y apparaît, tandis qu’en été les vapeurs nocturnes sont rares. De plus, en été, l’atmosphère diurne se trouble de poussières et s’épure…”. » [Al-Furūʿ, 1/424].