Shaykh Taqî ad-Dîn (Ibn Taymiyya) déclare : « Le témoin de substitution (farʿ) dit : “J’atteste au sujet d’Untel qu’il témoigne en sa faveur”, ou : “J’atteste du témoignage d’Untel concernant telle affaire.” S’il reproduit les termes mêmes de l’auteur initial du témoignage (al-mustaʿrî) et dit : “J’atteste au sujet d’Untel qu’il a prononcé : ‘Sois témoin que je témoigne’”, la formulation est plus claire. »
Il en ressort que celui qui rapporte ce qu’il a entendu peut, selon le cas, restituer soit les mots exacts, soit seulement le sens.
Il ajoute encore : « Le témoin de substitution peut dire : “J’atteste qu’Untel témoigne”, ou : “que Untel témoigne”, – c’est le premier degré.
Le deuxième : “J’atteste contre lui qu’il témoigne”, ou : “qu’il témoigne”.
Le troisième : “J’atteste de son témoignage.” » ⦗al-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar : 2/339⦘
1538 – Admission des femmes dans le témoignage de substitution et dans le témoignage originel :
– Ibn Mufliḥ rapporte : « Sa parole (1) : “Et, d’après lui, elles y sont admises toutes deux.” »
Il défend cette opinion dans al-Mughnî, la privilégie dans ar-Riʿâya, tandis que plusieurs auteurs l’ont restreinte aux cas où leur témoignage est recevable aux côtés d’autres femmes ou seules ; il la cite dans ar-Riʿâya comme un simple avis, mais il n’en est rien.
Le Qâḍî dit dans al-Taʿlîq : Ḥarb a transmis d’Imâm Aḥmad ce qui confirme cette version ; il a dit : « Le témoignage de deux femmes portant sur le témoignage de deux femmes est valable. »
Il ajoute : « J’ai vu dans Jâmiʿ al-Khallâl que tel est l’avis d’Isḥâq ; il a dit : Le témoignage… »