107 – Lecture du Coran par la femme réglée
Ibn Mufliḥ écrit : « Les menstrues interdisent le ṭawâf… le contact avec le muṣḥaf, “et” – selon une première opinion – la lecture (du Coran). D’autres estiment toutefois que cette interdiction ne porte pas sur la lecture ; on rapporte même une version que notre Shaykh a adoptée. Il a déclaré : “Si elle craint d’en perdre la mémorisation, la lecture devient alors obligatoire.” » [Al-Furūʿ, 1/261 (1/355)].
108 – Expiation en cas de rapport avec une femme menstruée
Ibn Mufliḥ dit : « Il est permis de jouir de la femme réglée en tout ce qui n’implique pas la pénétration vaginale… S’il a malgré tout un rapport dans ce lieu, qu’il y ait ou non un écran, il lui incombe de verser un dînâr ou la moitié ; c’est ce qu’ont rapporté l’ensemble (des transmetteurs). Selon une autre version, seule la moitié est due ; selon une troisième, cette moitié n’est requise que lorsque l’acte se produit pendant la phase de déclin du saignement, et selon une quatrième, uniquement lorsque l’écoulement devient jaune. Abû al-Faraj précise que l’expiation n’est due qu’en cas d’excuse, tandis que notre Shaykh exige que le dînâr soit effectivement une monnaie frappée. » [Al-Furūʿ, 1/262 (1/358)].
109 – Recherche du plaisir hors pénétration avec la femme réglée
Ibn Mufliḥ rapporte : « Il ne fait aucun doute que, selon la doctrine, cet acte n’est pas réprouvé. Abû Ṭâlib affirme explicitement qu’il n’y a aucun inconvénient à avoir des rapports avec elle en-dehors du vagin, affirmation entérinée de façon catégorique par l’auteur d’al-Nihâya et d’autres. Shaykh Taqî ad-Dîn ajoute toutefois : “La recommandation demeure de s’en abstenir.” » [An-Nukat].