Il déclare, dans son ouvrage monographique consacré aux mérites du Shaykh, intitulé « al-ʿUqūd ad-Durriyya » (p. 395-396) – après avoir rappelé l’emprisonnement du Shaykh dans la Citadelle en 720 H – : « Puis arriva le rescrit du sultan ordonnant sa libération ; il en sortit donc le lundi, jour de ʿAchourâʾ, en l’an 721 H, et regagna sa demeure.
Ensuite, il ne cessa d’enseigner aux gens, donnant parfois cours à la Hanbaliyya, et l’on lisait auprès de lui, dans son école du quartier des Qaṣâʿîn, divers domaines du savoir.
Durant cette période, je me rendais chez lui à l’occasion ; j’ai ainsi lu avec lui un passage des « Quarante » d’ar-Râzî, qu’il m’expliqua, notant pour moi quelques remarques sur certaines sections. Pendant ces mêmes jours, on lisait devant lui plusieurs de ses propres livres ; il les corrigeait alors, y ajoutant ou retranchant ce qu’il jugeait opportun.
Un jour, j’étais avec lui dans le verger de l’émir Fakhr ad-Dîn ibn ach-Shams Luʾluʾ, qui avait organisé un banquet ; ce jour-là, je lus au Shaykh quarante hadiths. Quelques membres du groupe inscrivirent les noms des participants, puis le Shaykh se mit à parler de diverses sciences. Les assistants restèrent stupéfaits par ses propos et en furent si absorbés qu’ils en oublièrent de manger. »
*Le ḥâfiẓ Ibn ʿAbd al-Hâdî portait un grand intérêt aux écrits de Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya, comme en attestent ses deux ouvrages « al-ʿUqūd ad-Durriyya » et « Ikhtiyârât Shaykh al-Islâm ».
*Outre la biographie indépendante du Shaykh déjà mentionnée, il lui consacra également une notice à la fin de son « Ṭabaqât al-Ḥuffâẓ » (4/279-296). Dans la notice d’Ibn al-Jawzî (4/121), après avoir évoqué la profusion de ses écrits, il ajoute : « Je ne connais personne qui ait composé plus d’ouvrages qu’Ibn al-Jawzî, si ce n’est notre maître, l’imâm spirituel Abû al-ʿAbbâs Aḥmad b… »