Voyez la question suivante.
1448 - Le demandeur prête d’emblée serment lorsqu’il existe une présomption forte (al-luwth) :
1449 - et l’on met en détention le prévenu :
1450 - la preuve d’insolvabilité n’est recevable qu’avec un minimum de trois témoins :
1451 - et l’on inflige une peine de taʿzîr à celui qui, sachant l’innocence d’autrui, l’accuse de vol :
1452 - et l’on examine enfin le récit de celui qui affirme avoir un familier parmi les djinns :
Ibn al-Qayyim a dit : « J’ai trouvé, de la plume de Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya — qu’Allah lui fasse miséricorde et qu’Il l’agrée — une question et sa réponse : la mesure politique (siyâsa) consistant à frapper ou à emprisonner les suspects dans les litiges et autres situations relève-t-elle de la Loi révélée, ou non ? Si elle en fait partie, qui mérite qu’on la lui applique, qui n’y est pas exposé, quel est le quantum de coups et quelle est la durée de l’emprisonnement ?
Il répondit : « Les différends jugés par les détenteurs de l’autorité — qu’on les appelle qâḍîs, gouverneurs (wulât), préfets chargés des mineurs, juges des injustices (wulât al-maẓâlim) ou tout autre terme conventionnel — relèvent tous du jugement d’Allah, exalté soit-Il, qui englobe l’ensemble des créatures. Quiconque se voit confier une affaire publique ou tranche un litige entre deux personnes doit statuer avec équité, c’est-à-dire conformément au Livre d’Allah et à la sunna de Son Messager ; telle est la Loi révélée par Allah. Le Très-Haut dit : « Nous avons certes envoyé Nos messagers avec des preuves éclatantes et fait descendre avec eux l’Écriture et la balance afin que les hommes instaurent la justice » (al-Hadîd : 25). Il dit encore : « Allah vous ordonne de restituer les dépôts à leurs ayants droit et, lorsque vous jugez entre les gens, de juger avec justice. Quelle excellente exhortation Allah vous adresse ! Allah est Audient, Clairvoyant » (an-Nisâ’ : 58). Et Il dit : « Juge donc entre eux d’après ce qu’Allah a révélé et ne suis pas leurs passions en t’écartant de la vérité qui t’est parvenue » (al-Mâ’ida : 48). »