Je dis : c’est également l’avis retenu par notre maître — qu’Allah lui fasse miséricorde. [Iqâthatu l-Lahfân, 1/237-238]
– Ibn Mufliḥ a écrit : « La terre ne se purifie ni par le soleil, ni par le vent, ni par le simple dessèchement. L’auteur du Muḥarrar, entre autres, a toutefois opté pour l’avis contraire : “si, elle se purifie ainsi” ; d’autres ont ajouté : et par tout moyen analogue. Imâm Aḥmad l’a nettement affirmé au sujet d’une corde à linge, et c’est également l’opinion choisie par notre maître. Il a déclaré : “La transformation du sol et de ce qui lui ressemble est semblable à l’action du soleil.” Il a encore dit : “Si la terre ôte l’impureté de la sandale, il est d’autant plus logique qu’elle l’ôte d’elle-même lorsqu’elle s’y est mêlée.” Tels sont ses propos. » [Al-Furūʿ, 1/241 (1/324)] (1)
96 – Élimination de la souillure avec tout liquide pur détachant
– Ibn Mufliḥ dit : « Il n’est permis de faire disparaître une impureté qu’avec de l’eau purifiante (ṭahūr). D’après une autre version : avec une eau simplement licite ; selon une autre encore : avec une eau pure (ṭāhir). Une autre narration rapporte qu’on peut le faire avec tout liquide pur ayant un pouvoir détachant, comme le vinaigre ; cet avis a été retenu par Ibn ʿAqîl et par notre maître. Il ajoute : “Il est interdit d’utiliser un aliment ou une boisson à cette fin, car ce serait gaspiller un bien.” » [Al-Furūʿ, 1/259 (1/351)] (2)
97 – Transformation (istihâla) de l’impureté
– Ibn al-Qayyim rapporte, citant Shaykh al-Islâm dans sa réponse aux questions que l’on disait contraires au qiyâs : « Sur ce principe (3), la purification du vin par transformation est parfaitement conforme à l’analogie ; en effet, il est déclaré impur à cause de la souillure qu’il renferme ; lorsque la cause disparaît, la conséquence disparaît à son tour. Telle est la règle fondamentale de la Sharîʿa dans ses sources comme dans ses applications — et même le fondement… »