Et il a également dit : Le perspicace qui a entendu les divergences des savants et, d’une manière générale, leurs arguments, possède de quoi reconnaître la prépondérance d’un avis.
Il ajouta : Il n’est permis ni au juge ni à quiconque d’engager les gens en les contraignant à délaisser ce qui est recevable, pour ensuite les astreindre à sa propre opinion et à sa croyance ; cela fait l’unanimité. Si une telle pratique était tolérée, tout autre pourrait en faire de même et l’on aboutirait alors à la division et à la discorde. ⦗Al-Furūʿ 6/425-426 (11/109-110)⦘ (1).
1416 – Le simple observateur se borne à rapporter ce qu’il a constaté, il ne rend pas de fatwa :
Ibn Mufliḥ rapporte : « Le commun des gens ne fait qu’informer en disant : “Le madhhab de tel savant est ceci”, comme l’ont mentionné Ibn ʿAqīl et d’autres. De même, notre shaykh a dit : le nâzir (2) dépourvu de qualification pour l’ijtihâd n’est qu’un rapporteur de ce qu’il a vu, non un mufti. » ⦗Al-Furūʿ 6/428 (11/112)⦘ (3).
1417 – On ne sollicite une fatwa que de celui qui tranche avec science et équité :
Ibn Mufliḥ rapporte : « Et notre shaykh a dit : Il n’est pas licite de demander une fatwa si ce n’est à celui qui émet des avis fondés sur la science et la justice. » ⦗Al-Furūʿ 6/429 (11/113)⦘ (4).