de dettes contractées alors qu’il était en bonne santé, sa reconnaissance est valable, et son bénéficiaire prime les héritiers. La reconnaissance faite par le malade en faveur de l’un de ses héritiers est nulle, sauf si les autres héritiers la confirment.
Si, durant sa maladie, il fait une reconnaissance en faveur d’un tiers puis déclare : « C’est mon fils », sa filiation est établie, mais la reconnaissance faite en sa faveur devient nulle. En revanche, s’il fait une reconnaissance en faveur d’une femme, puis l’épouse, cette reconnaissance ne devient pas nulle. S’il prononce une triple répudiation contre son épouse durant sa maladie, reconnaît ensuite lui devoir une dette, puis meurt, elle reçoit la moindre des deux sommes : le montant de la dette ou la part d’héritage qui lui revient de sa succession. Si un homme reconnaît comme son fils un garçon qui pourrait l’être compte tenu de leurs âges et dont la filiation n’est pas connue, et que le garçon confirme ses dires, la filiation paternelle est établie, même si cet homme est malade ; le garçon partage alors l’héritage avec les autres héritiers.
Un homme peut valablement reconnaître ses parents, son enfant, son épouse et son affranchi. La reconnaissance, par une femme, de ses parents, de son époux et de son affranchi est également recevable. En revanche, sa reconnaissance d’un enfant n’est admise que si son époux la confirme ou si une sage-femme atteste qu’elle l’a mis au monde. Lorsqu’une personne reconnaît un rattachement autre que ceux relatifs aux parents, à l’enfant, à l’époux, à l’épouse ou à l’affranchi — par exemple, qu’elle reconnaît un frère ou un oncle paternel —, sa déclaration n’est pas recevable pour établir la filiation. Si le déclarant a un héritier connu, proche ou éloigné, celui-ci est prioritaire dans la succession sur le bénéficiaire de la reconnaissance. En l’absence de tout héritier, le bénéficiaire de la reconnaissance recueille sa succession. Si, à la mort de son père, un homme reconnaît avoir un frère, la filiation de celui-ci n’est pas établie, mais il partage avec lui l’héritage.