pendant deux ou trois mois, il s’enquiert de sa situation. Si aucun bien ne lui est découvert, il le remet en liberté. Il en va de même si le débiteur apporte la preuve qu’il ne possède aucun bien. Après sa sortie de prison, le juge ne le soustrait pas à ses créanciers : ceux-ci peuvent le suivre sans relâche, mais ne l’empêchent ni de disposer de ses biens ni de voyager. Ils prélèvent l’excédent de ses gains, qui est réparti entre eux au prorata de leurs créances.
Abû Yûsuf et Muhammad ont dit : « Lorsque le juge déclare son insolvabilité, il le soustrait à ses créanciers, sauf si ceux-ci apportent la preuve qu’il a acquis de nouveaux biens. »
Aucune interdiction n’est prononcée contre le dévoyé s’il administre correctement ses biens, qu’il ait toujours été dévoyé ou ne le soit devenu que par la suite.
Quiconque devient insolvable alors qu’il détient une marchandise achetée à un homme déterminé : le vendeur de cette marchandise est, quant à celle-ci, placé sur le même pied que les autres créanciers.