Le salam est permis pour les étoffes, à condition d’en préciser la longueur, la largeur et l’épaisseur. Il n’est permis ni pour les pierres précieuses ni pour les perles. Il est permis pour les briques crues et les briques cuites, à condition d’en préciser un moule de dimensions connues.
Tout bien dont les caractéristiques peuvent être définies avec précision et dont la quantité peut être connue peut faire l’objet d’un salam. En revanche, tout bien dont les caractéristiques ne peuvent être définies avec précision ni la quantité connue ne peut en faire l’objet.
Il est permis de vendre les chiens, les guépards et les bêtes de proie. Il n’est pas permis de vendre le vin ni le porc. Il n’est pas davantage permis de vendre les vers à soie, sauf avec la soie, ni les abeilles, sauf avec leurs ruches.
En matière de ventes, les bénéficiaires non musulmans de la dhimma (pacte de protection) sont soumis aux mêmes règles que les musulmans, sauf en ce qui concerne spécifiquement le vin et le porc : leur contrat portant sur le vin équivaut au contrat d’un musulman portant sur du jus de raisin, et leur contrat portant sur le porc équivaut au contrat d’un musulman portant sur un mouton.