Abu Hanifa — qu’Allah lui fasse miséricorde. Il est réprouvé que le pèlerin fasse acheminer ses bagages à La Mecque avant lui et demeure à Minâ jusqu’à la lapidation. Lorsqu’il part ensuite pour La Mecque, il fait halte à al-Muhassab, puis accomplit autour de la Maison sept tours sans y marcher d’un pas vif. Il s’agit de la circumambulation d’adieu, laquelle est obligatoire, sauf pour les habitants de La Mecque. Il retourne ensuite auprès des siens.
Si le pèlerin en état de sacralisation n’entre pas à La Mecque, mais se rend directement à Arafat et y accomplit la station de la manière précédemment exposée, la circumambulation d’arrivée n’est plus requise de lui et son abandon n’entraîne rien à sa charge.
Quiconque accomplit la station à Arafat entre le déclin du soleil, le jour d’Arafat, et l’apparition de l’aube, le jour du sacrifice, a rejoint le pèlerinage à temps.
Quiconque traverse Arafat endormi, inconscient ou sans savoir qu’il se trouve à Arafat satisfait ainsi à l’obligation de la station.
Dans toutes ces prescriptions, la femme est soumise aux mêmes règles que l’homme, si ce n’est qu’elle ne se découvre pas la tête, mais découvre son visage ; elle n’élève pas la voix en prononçant la talbiya, ne marche pas d’un pas vif pendant la circumambulation, ne presse pas le pas entre les deux repères, et ne se rase pas la tête, mais raccourcit ses cheveux.