Chapitre des ablutions sèches
Quiconque ne trouve pas d’eau alors qu’il voyage ou se trouve hors de la ville, à environ un mille ou davantage de celle-ci ; ou dispose d’eau, mais est malade et craint que son état ne s’aggrave s’il l’utilise ; ou encore se trouve en état d’impureté majeure et craint que le froid ne le tue ou ne le rende malade s’il se lave à l’eau : celui-là accomplit le tayammum à l’aide d’une matière issue du sol.
Le tayammum comporte deux frappes des mains : la première sert à s’essuyer le visage et la seconde, les mains et les avant-bras jusqu’aux coudes. Il s’accomplit de la même manière pour l’impureté majeure et pour l’impureté mineure.
Selon Abû Hanîfa et Muhammad, le tayammum peut être accompli avec toute matière de même nature que le sol, telle que la terre, le sable, la pierre, le plâtre, la chaux, le khôl ou l’arsenic.
Abû Yûsuf — qu’Allah lui fasse miséricorde — a dit : « Il ne peut être accompli qu’avec de la terre ou du sable. »
L’intention est obligatoire pour le tayammum, tandis qu’elle est recommandée pour les ablutions.
Tout ce qui annule les ablutions annule également le tayammum. Le fait d’apercevoir de l’eau l’annule aussi, si l’on est en mesure de