Chapitre des personnes auxquelles il est permis ou interdit de verser la zakat
Allah, Très-Haut, a dit : « Les aumônes ne sont destinées qu’aux pauvres et aux nécessiteux… » — jusqu’à la fin du verset. Il s’agit donc de huit catégories. Toutefois, celle des personnes dont les cœurs étaient à gagner n’a plus lieu d’être, car Allah, Très-Haut, a rendu l’islam puissant et a dispensé celui-ci de leur concours.
Le pauvre est celui qui possède quelque bien, si minime soit-il, tandis que le nécessiteux est celui qui ne possède rien. Le préposé reçoit de l’imam une part proportionnelle au travail qu’il a effectivement accompli. Pour l’affranchissement, les esclaves sous contrat d’affranchissement sont aidés à se libérer. La personne endettée est celle qui a une dette à acquitter. « Dans le sentier d’Allah » désigne les combattants démunis auxquels les moyens font défaut. Le voyageur est celui qui possède des biens dans son pays, mais qui se trouve dans un lieu où il ne dispose de rien. Telles sont les catégories auxquelles la zakat est destinée.
Le propriétaire peut la verser à n’importe lequel de ces ayants droit et peut aussi se limiter à une seule catégorie.
Il n’est pas permis de verser la zakat à un tributaire non musulman.
Elle ne peut servir ni à construire une mosquée, ni à fournir un linceul à un mort, ni à acheter un esclave afin de l’affranchir. Elle ne peut pas non plus être versée à une personne riche. Celui qui s’acquitte de la zakat ne peut la verser ni à son père, ni à son grand-père ou à tout ascendant plus éloigné, ni à son enfant, ni à ses petits-enfants ou à tout descendant plus éloigné, ni à son épouse. Selon Abû Hanîfa, une femme ne peut pas davantage la verser à son époux. Abû Yûsuf et Muhammad ont dit : « Elle peut la lui verser. »
Il ne peut la verser ni à son esclave sous contrat d’affranchissement, ni