ses tendons, ses sabots et ses cornes sont purs.
Lorsqu’une impureté tombe dans un puits, celui-ci doit être vidé de son eau ; cette opération le purifie.
Si une souris, un moineau, un petit passereau, une sawâdaniyya ou un gecko y meurt, on en puise entre vingt et trente seaux, selon la taille de l’animal.
Si un pigeon, une poule ou un chat y meurt, on en puise entre quarante et soixante seaux.
Si un chien, un mouton ou un être humain y meurt, toute l’eau qu’il contient doit être puisée.
Si l’animal y gonfle ou s’y décompose, toute l’eau doit être puisée, que l’animal soit petit ou grand.
Le nombre de seaux est calculé d’après le seau de taille moyenne habituellement utilisé pour les puits dans la région. Si l’on puise avec un grand seau contenant l’équivalent de vingt seaux moyens, il est compté comme tel.
Si le puits est alimenté par une source et que son eau ne peut être entièrement épuisée, on en retire un volume équivalent à celui qu’il contenait. Il est également rapporté que Muhammad ibn al-Hasan — qu’Allah lui fasse miséricorde — a dit : « On en puise de deux cents à trois cents seaux. »
Si l’on trouve quelque chose de tel dans le puits ou ailleurs, sans savoir quand cela y est tombé, et que l’animal n’a ni gonflé ni commencé à se décomposer, ceux qui ont fait leurs ablutions avec cette eau doivent refaire les prières d’un jour et d’une nuit, et laver tout ce que cette eau a touché.
S’il avait gonflé ou commencé à se décomposer, ils doivent refaire les prières de trois jours et de trois nuits, selon Abû Hanîfa — qu’Allah lui fasse miséricorde. Abû Yûsuf et Muhammad — qu’Allah leur fasse miséricorde — ont toutefois dit : « Ils n’ont aucune prière à refaire tant qu’ils ne savent pas avec certitude quand il y est tombé. »
L’eau restant après qu’un être humain ou un animal dont la chair est licite a bu est pure. Celle qui reste après qu’un chien, un porc ou un fauve a bu est impure. Quant à l’eau dont ont bu un chat, une poule laissée en liberté, un oiseau de proie ou un animal vivant habituellement dans les maisons, tel le serpent ou la souris, son utilisation est réprouvée.
Le statut de l’eau dont ont bu l’âne ou le mulet est incertain. Si l’on ne trouve pas d’autre eau, on accomplit ses ablutions avec elle ainsi que les ablutions sèches ; quel que soit celui de ces deux rites par lequel on commence, cela est valide.