Chapitre du martyr
Le martyr est celui qui a été tué par les polythéistes, qui a été retrouvé sur le champ de bataille portant les traces d’une blessure, ou qui a été tué injustement par des musulmans sans que son meurtre n’entraîne l’obligation d’un prix du sang. Il est enveloppé dans un linceul et la prière funéraire est accomplie sur lui, mais il ne reçoit pas le lavage funéraire.
Selon Abû Hanîfa, si celui qui tombe en martyr était en état d’impureté rituelle majeure, il doit être lavé ; il en va de même de l’enfant. Abû Yûsuf et Muhammad ont dit : « Ni l’un ni l’autre ne doivent être lavés. » On ne lave pas le sang du martyr et on ne lui retire pas ses vêtements. On lui enlève toutefois la pelisse, les bottines de cuir, le vêtement rembourré et les armes.
Celui qui survit quelque temps à ses blessures reçoit le lavage funéraire. Est considéré comme tel celui qui mange, boit, reçoit des soins, demeure vivant et conscient jusqu’à l’écoulement du temps d’une prière, ou est transporté vivant hors du champ de bataille.
Celui qui est mis à mort en application d’une peine légale ou du talion reçoit le lavage funéraire, et la prière est accomplie sur lui. En revanche, la prière funéraire n’est pas accomplie sur les rebelles ni sur les brigands de grand chemin qui ont été tués.