trois pièces, cela est permis. Le voile se place au-dessus de la tunique et sous le drap enveloppant, et les cheveux de la défunte sont ramenés sur sa poitrine. On ne coiffe ni les cheveux ni la barbe du défunt, on ne lui coupe pas les ongles et on ne noue pas ses cheveux. Les linceuls sont encensés un nombre impair de fois avant que le défunt n’y soit enveloppé.
Lorsque les préparatifs sont achevés, on accomplit la prière funéraire sur lui. La personne la plus en droit de la diriger est le détenteur de l’autorité, s’il est présent. En son absence, il est recommandé de donner la préséance à l’imam du quartier, puis au plus proche parent du défunt.
Si quelqu’un d’autre que ce proche parent ou le détenteur de l’autorité accomplit la prière, le proche parent la recommence. Mais si celui-ci l’a accomplie, personne n’est autorisé à prier de nouveau sur le défunt. Si ce dernier a été enterré sans que la prière ait été accomplie sur lui, on prie alors sur sa tombe.
La prière consiste à prononcer une première formule de glorification, suivie de la louange d’Allah, exalté soit-Il ; puis une deuxième, après laquelle on invoque les bénédictions sur le Prophète — qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve — ; puis une troisième, durant laquelle on invoque Allah pour soi-même, pour le défunt et pour les musulmans ; enfin, on prononce une quatrième formule de glorification et l’on conclut par la salutation finale. La prière funéraire ne s’accomplit pas collectivement dans une mosquée.
Lorsqu’on transporte le défunt sur sa civière, celle-ci est saisie par ses quatre montants et l’on avance d’un pas rapide, sans toutefois aller jusqu’au trot. Une fois arrivé à la tombe, il est réprouvé de s’asseoir avant que la civière n’ait été déposée des épaules des porteurs.
On creuse la tombe en y ménageant une niche latérale, puis on y introduit le défunt du côté de la qibla. Celui qui l’y dépose dit : « Au nom d’Allah et selon la religion du Messager d’Allah. » Il l’oriente vers la qibla, dénoue les liens du linceul et dispose au-dessus de lui les briques de terre crue. L’emploi de briques cuites et de bois est réprouvé, mais il n’y a aucun mal à employer des roseaux.
On fait ensuite tomber la terre sur lui. La tombe est légèrement bombée et non aplanie. Si le nouveau-né pousse un cri après sa naissance, on lui donne un nom, on le lave et l’on accomplit la prière funéraire sur lui. S’il ne pousse aucun cri, on l’enveloppe dans un morceau d’étoffe sans accomplir cette prière sur lui.