Chapitre de la prière des deux fêtes
Le jour de la fête de la Rupture du jeûne, il est recommandé de prendre quelque nourriture avant de se rendre au lieu de prière, d’accomplir les grandes ablutions, de se parfumer et de se diriger vers ce lieu. Selon Abû Hanîfa, on ne prononce pas le takbîr (la proclamation de la grandeur d’Allah) en chemin ; selon Abû Yûsuf et Muhammad, on le prononce.
On n’accomplit aucune prière surérogatoire au lieu de prière avant celle de la fête. Le temps de cette prière commence lorsque le soleil s’est suffisamment élevé pour qu’elle soit permise, et se prolonge jusqu’au zénith. Une fois le soleil au zénith, son temps est écoulé.
L’imam dirige les fidèles dans une prière de deux unités. Dans la première, il prononce le takbîr d’ouverture, puis trois autres takbîr. Il récite ensuite la Fâtiha ainsi qu’une sourate, puis prononce un autre takbîr en s’inclinant. Dans la seconde unité, il commence par la récitation, prononce trois takbîr, puis un quatrième en s’inclinant. Il lève les mains lors des takbîr propres aux prières des deux fêtes. Après la prière, il prononce deux sermons dans lesquels il enseigne aux fidèles les règles relatives à l’aumône de la rupture du jeûne.
Celui qui manque la prière de la fête avec l’imam ne la rattrape pas.
Si le croissant demeure caché aux gens, puis que des témoins attestent devant l’imam, après le zénith, l’avoir aperçu, la prière de la fête est accomplie le lendemain. Si un empêchement empêche les fidèles de l’accomplir ce deuxième jour, elle ne l’est plus par la suite.
Le jour de la fête du Sacrifice, il est recommandé d’accomplir les grandes ablutions, de se parfumer, de retarder le repas jusqu’à la fin de la prière et de se rendre au lieu de prière en prononçant le takbîr.
La prière de la fête du Sacrifice s’accomplit en deux unités, comme celle de la fête de la Rupture du jeûne. Elle est suivie de deux sermons dans lesquels l’imam enseigne aux fidèles les règles relatives au sacrifice et aux takbîr du tashrîq. Si un empêchement empêche les fidèles de prier le jour de la fête du Sacrifice, ils l’accomplissent le lendemain ou le surlendemain, mais pas au-delà.
Le takbîr du tashrîq commence après la prière de l’aube du jour de