Chapitre de la prosternation de récitation
Le Coran comporte quatorze prosternations de récitation : à la fin de la sourate al-A‘râf, ainsi que dans ar-Ra‘d, an-Naḥl, Banî Isrâ’îl, Maryam, au premier emplacement d’al-Ḥajj, puis dans al-Furqân, an-Naml, « Alif, Lâm, Mîm. La Révélation », Ṣâd, « Ḥâ, Mîm » — dite as-Sajda —, « Quand le ciel se déchirera » et « Lis au nom de ton Seigneur ».
Dans tous ces passages, la prosternation est obligatoire aussi bien pour celui qui récite que pour celui qui entend, qu’il ait eu ou non l’intention d’écouter le Coran. Lorsque l’imam récite un verset de prosternation, il se prosterne et celui qui prie derrière lui se prosterne avec lui. En revanche, si c’est ce dernier qui le récite, ni l’imam ni lui ne se prosternent.
Si, pendant leur prière, ils entendent un verset de prosternation récité par un homme qui ne participe pas à leur prière, ils ne se prosternent pas pendant celle-ci, mais après l’avoir achevée. Si toutefois ils se prosternent pendant la prière, cela ne leur tient pas lieu de la prosternation requise, sans pour autant invalider leur prière.
Celui qui a récité un verset de prosternation sans se prosterner, puis entre en prière, y récite de nouveau ce verset et se prosterne, cette prosternation lui suffit pour les deux récitations. En revanche, s’il le récite hors de la prière et se prosterne, puis entre en prière et l’y récite, il doit se prosterner à nouveau, car la première prosternation ne lui suffit pas. Celui qui répète la récitation d’un même verset de prosternation au cours d’une seule séance peut se contenter d’une unique prosternation.
Celui qui veut accomplir cette prosternation proclame la grandeur d’Allah, sans lever les mains, puis se prosterne. Il proclame de nouveau Sa grandeur en relevant la tête. Cette prosternation ne comporte ni tashahhud (attestation de foi) ni salutation finale.