Chapitre du calcul des parts successorales
Si, dans un cas successoral, il y a une moitié et une autre moitié, ou une moitié et le reliquat, sa base est 2. S’il y a un tiers et le reliquat, ou deux tiers et le reliquat, sa base est 3. S’il y a un quart et le reliquat, sa base est 8. S’il y a un sixième et le reliquat, ou une moitié accompagnée d’un tiers ou d’un sixième, sa base est 6 ; elle peut être portée, par ʿawl (accroissement du dénominateur), à 7, 8, 9 ou 10.
Si un quart est accompagné d’un tiers ou d’un sixième, la base est 12 ; elle peut être portée à 13, 15 ou 17.
Si un huitième est accompagné de deux tiers ou d’un sixième, la base est 24 ; elle peut être portée à 27.
Lorsque toutes les parts se répartissent exactement entre les héritiers, le calcul est exact. Si les parts revenant à un groupe ne se répartissent pas exactement entre ses membres, multiplie leur nombre par la base du calcul — portée, le cas échéant, au total résultant du ʿawl. Le résultat obtenu est le nombre sur lequel le calcul devient exact. Exemple : une épouse et deux frères. L’épouse reçoit le quart, soit une part, et les deux frères reçoivent le reliquat, soit trois parts. Celles-ci ne pouvant se partager exactement entre eux, multiplie 2 par la base du calcul : on obtient 8, nombre sur lequel le calcul devient exact.
Si les parts attribuées au groupe et le nombre de ses membres ont un diviseur commun, multiplie leur nombre réduit par la base du calcul. Exemple : une épouse et six frères. L’épouse reçoit le quart, soit une part, et les frères trois parts. Multiplie leur nombre réduit par la base du calcul : on obtient 8, nombre sur lequel le calcul devient exact.
Si les parts de deux groupes ou davantage ne se répartissent pas exactement entre leurs membres, multiplie l’effectif de l’un des groupes par celui de l’autre, puis le résultat obtenu par l’effectif du troisième groupe, et enfin ce nouveau résultat par la base du calcul.
Si les effectifs sont égaux, l’un tient lieu de l’autre. Exemple : deux épouses et deux frères. Multiplie 2 par la base du calcul.
Si l’un des deux nombres est un diviseur de l’autre, le plus grand dispense du plus petit. Exemple : quatre épouses et deux frères. Multiplier la base par 4 te dispense de