54 — Livre de l’interdit et du permis
Il n’est pas permis aux hommes de porter de la soie, tandis que cela est permis aux femmes. Selon Abû Hanîfa, il n’y a aucun mal à s’en servir comme oreiller ; Abû Yûsuf et Muhammad estiment toutefois cet usage réprouvé.
Selon ces deux derniers, il n’y a aucun mal à porter du brocart de soie en temps de guerre, alors qu’Abû Hanîfa le réprouve.
Il n’y a aucun mal à porter une étoffe mélangée dont la chaîne est en soie grège et la trame en coton, ni à porter du khazz (étoffe de laine et de soie).
Il n’est pas permis aux hommes de se parer d’or ou d’argent, à l’exception, en argent, de la bague, de la ceinture et des garnitures de l’épée.
Il est permis aux femmes de se parer d’or et d’argent. Il est toutefois réprouvé qu’un jeune garçon porte de l’or ou de la soie.
Il n’est permis ni aux hommes ni aux femmes d’utiliser des récipients en or ou en argent pour manger, boire, s’enduire d’huile ou se parfumer.
Il n’y a aucun mal à utiliser des récipients en verre, en cristal ou en agate.
Selon Abû Hanîfa, il est permis de boire dans un récipient orné d’argent, d’utiliser une selle ornée d’argent et de s’asseoir sur un lit orné d’argent.
Il est réprouvé d’indiquer dans l’exemplaire du Coran les divisions par groupes de dix versets et d’y ajouter les points diacritiques.
Il n’y a aucun mal à orner l’exemplaire du Coran, ni à décorer et embellir la mosquée à l’eau d’or.
Il est réprouvé d’employer des eunuques.
Il n’y a aucun mal à castrer les animaux domestiques ni à faire saillir des juments par des ânes.
En matière de cadeau et d’autorisation, la parole de l’enfant et celle de l’esclave peuvent être tenues pour recevables ; dans les transactions, la parole du pécheur notoire est également recevable.