53 — Livre des rebelles
Lorsqu’un groupe de musulmans se rend maître d’une région et se soustrait à l’obéissance à l’imam, celui-ci l’invite à revenir au sein de la communauté et dissipe la confusion sur laquelle il s’appuie. Il ne prend pas l’initiative du combat tant que ces gens n’ont pas eux-mêmes ouvert les hostilités. S’ils le font, il les combat jusqu’à la dispersion de leurs forces.
S’ils disposent d’un groupe auquel ils peuvent se rallier, leurs blessés sont achevés et leurs fuyards poursuivis. S’ils n’en disposent pas, leurs blessés ne sont pas achevés et leurs fuyards ne sont pas poursuivis. Leurs enfants ne sont pas faits captifs et aucun de leurs biens n’est pris comme butin. Il n’y a aucun mal à les combattre avec leurs propres armes si les musulmans en ont besoin.
L’imam place leurs biens sous séquestre : il ne les leur restitue pas et ne les partage pas jusqu’à ce qu’ils se repentent, après quoi il les leur rend.
Quant à l’impôt foncier et à la dîme que les rebelles ont perçus dans les territoires dont ils s’étaient emparés, l’imam ne les prélève pas une seconde fois. S’ils les ont affectés aux usages auxquels ils étaient destinés, ceux auprès desquels ils ont été perçus sont valablement acquittés. Dans le cas contraire, il est prescrit à ceux qui en étaient redevables, pour ce qui relève de leur rapport avec Allah Très-Haut, de les verser à nouveau.