Al-QudūrīAl-Quduri

49 — Livre des règles de conduite du juge

Pour que l’investiture d’un juge soit valide, la personne investie doit réunir les conditions requises pour être témoin et posséder les qualifications nécessaires à l’ijtihâd (l’effort autonome d’interprétation juridique).

Il n’y a aucun mal à accepter la charge de juge pour celui qui a l’assurance de pouvoir s’acquitter du devoir qu’elle impose. Il est, en revanche, réprouvé de l’accepter pour celui qui craint de ne pouvoir s’en acquitter et ne se sait pas à l’abri d’y commettre une injustice. Il ne convient pas de rechercher cette charge ni de la solliciter.

Lorsqu’un juge est nommé, on lui remet les archives judiciaires de son prédécesseur. Il examine la situation des détenus. Si l’un d’eux reconnaît le droit invoqué contre lui, il lui impose de s’en acquitter. S’il le nie, la déclaration du juge démis de ses fonctions contre lui n’est admise que si elle est étayée par une preuve. Si aucune preuve n’est produite, il ne s’empresse pas de le libérer avant d’avoir fait procéder à une annonce publique à son sujet et approfondi l’examen de son cas.

Il examine également les dépôts et les revenus des fondations pieuses, et se conforme à ce qui est établi par la preuve ou reconnu par celui qui les détient. La déclaration du juge démis de ses fonctions n’est pas admise, à moins que leur détenteur ne reconnaisse que ce dernier les lui a remis ; sa déclaration à leur sujet est alors admise.

Il siège publiquement dans la mosquée pour rendre ses jugements.

Il n’accepte de cadeau que d’un proche parent appartenant à un degré prohibé en mariage, ou d’une personne qui avait coutume de lui en offrir avant qu’il ne devienne juge.

Il ne se rend à une invitation que si elle est générale. Il assiste aux funérailles et rend visite au malade.

Il n’accorde pas l’hospitalité à l’une des parties à l’exclusion de l’autre. Lorsqu’elles comparaissent devant lui, il les traite à égalité quant à la place qui leur est accordée et à l’attention qu’il leur porte. Il ne s’entretient pas secrètement avec l’une d’elles, ne lui fait aucun signe et ne lui suggère aucun argument.

Lorsque le droit est établi devant lui et que son titulaire demande l’emprisonnement de son débiteur, le juge ne s’empresse pas de l’incarcérer : il lui ordonne d’acquitter ce qu’il doit. S’il refuse, il le fait emprisonner,

٤٩ - كتاب أدب القاضي لا تصح ولاية القاضي حتى يجتمع في المولى شرائط الشهادة ويكون من أهل الاجتهاد ولا بأس بالدخول في القضاء لمن يثق أنه يؤدي فرضه ويكره الدخول فيه لمن يخاف العجز عنه ولا يأمن على نفسه الحيف فيه ولا ينبغي أن يطلب الولاية ولا يسألها ومن قلد القضاء يسلم إليه ديوان القاضي الذي قبله وينظر في حال المحبوسين فمن اعترف بحق ألزمه إياه ومن أنك لم يقبل قول المعزول عليه إلا بينة وإن لم تقم بينة لم يعجل بتخليته حتى ينادي عليه ويستظهر في أمره وينظر في الودائع وارتفاع الوقوف فيعمل على ما تقوم به البينة أو يعترف به من هو في يده ولا يقبل قول المعزول إلا أن يعترف الذي هو في يده أن المعزول سلمها إليه فيقبل قوله فيها ويجلس للحكم جلوسا ظاهرا في المسجد ولا يقبل هدية إلا من ذي رحم محرم أو ممن جرت عادته قبل القضاء بمهاداته ولا يحضر دعوة إلا أن تكون عامة ويشهد الجنازة ويعود المريض ولا يضيف أحد الخصمين دون خصمه وإذا حضرا سوى بينهما في المجلوس والإقبال: ولا يسار أحدهما ولا يشير إليه ولا يلقنه حجة فإذا ثبت الحق عند وطلب صاحب الحق حبس غريمه لم يعجل بحبسه وأمره بدفع ما عليه فإن امتنع حبسه

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies