prière. La personne en état de pureté rituelle ne prie pas derrière celle qui souffre d’incontinence urinaire ; les femmes en état de pureté ne prient pas derrière une femme atteinte de métrorragies ; celui qui sait réciter le Coran ne prie pas derrière celui qui en est incapable ; et celui qui est vêtu ne prie pas derrière celui qui est nu. Celui qui a effectué les ablutions sèches peut diriger ceux qui ont effectué les ablutions ordinaires, tout comme celui qui passe les mains mouillées sur ses chaussons peut diriger ceux qui se lavent les pieds. Celui qui prie debout peut suivre un imam assis. En revanche, celui qui accomplit l’inclination et la prosternation ne prie pas derrière celui qui prie par signes. Celui qui accomplit une prière obligatoire ne prie ni derrière celui qui accomplit une prière surérogatoire, ni derrière celui qui accomplit une autre prière obligatoire. Celui qui accomplit une prière surérogatoire peut toutefois prier derrière celui qui accomplit une prière obligatoire.
Quiconque suit un imam, puis apprend que celui-ci n’avait pas ses ablutions, doit recommencer sa prière.
Il est réprouvé que le fidèle joue avec son vêtement ou son corps pendant la prière. Il ne doit pas remuer les cailloux, sauf si leur disposition l’empêche de se prosterner ; il les égalise alors une seule fois. Il ne doit ni faire craquer ses doigts, ni poser les mains sur les hanches, ni laisser pendre librement son vêtement, ni nouer ses cheveux au sommet de la tête, ni retrousser son vêtement.
Il ne doit pas non plus tourner la tête, s’asseoir les fesses au sol et les genoux relevés, répondre au salut verbalement ou d’un geste de la main, s’asseoir en tailleur sauf excuse, manger ou boire.
Si ses ablutions sont involontairement rompues, il se retire. S’il est imam, il désigne quelqu’un pour le remplacer, refait ses ablutions, puis reprend sa prière là où il l’avait interrompue ; la recommencer depuis le début est toutefois préférable.
S’il s’endort et a une pollution nocturne, devient fou, perd connaissance ou éclate de rire, il doit reprendre depuis le début tant ses ablutions que sa prière.
S’il parle pendant sa prière, délibérément ou par oubli, celle-ci est invalidée.
Si ses ablutions sont involontairement rompues après le tachahhoud, il les refait puis prononce le salut final. Si, à ce stade, il rompt délibérément ses ablutions, parle ou accomplit un acte incompatible avec la prière, celle-ci est néanmoins considérée comme achevée.
Si celui qui a effectué les ablutions sèches aperçoit de l’eau pendant sa prière, celle-ci est invalidée.
Toutefois, s’il n’aperçoit l’eau qu’après être demeuré assis le temps requis pour le tachahhoud ; si la durée autorisée de l’essuyage expire pour celui qui passe les mains mouillées sur ses chaussons, ou s’il les retire d’un geste léger ; si celui qui ne savait réciter aucune sourate en apprend une ; si celui qui était nu trouve un vêtement ; si celui qui priait par signes devient capable de s’incliner et de se prosterner ; s’il se souvient qu’il lui reste à accomplir une prière antérieure à celle-ci ; si l’heure de la prière de l’après-midi commence pendant celle du vendredi ; si le pansement sur lequel il passait les mains mouillées tombe parce que la blessure a guéri ; ou si l’excuse légale dont bénéficiait une personne cesse, alors, selon Abû Hanîfa, sa prière est invalidée. Selon Abû Yûsuf et Muhammad, elle est considérée comme achevée.