les membres de leur groupe, représente pour chacun dix dirhams ou davantage, ou l’équivalent en valeur, l’imam leur fait amputer la main et le pied de côtés opposés.
S’ils tuent sans s’emparer d’aucun bien, l’imam les met à mort en application de la peine légale. Même si les ayants droit des victimes leur accordent leur pardon, celui-ci n’est pas pris en considération.
S’ils tuent et s’emparent des biens, l’imam a le choix : il peut leur faire amputer la main et le pied de côtés opposés, puis les mettre à mort et les crucifier ; il peut aussi les mettre à mort seulement, ou les crucifier. Le brigand est alors crucifié vivant et on lui fend le ventre avec une lance jusqu’à ce qu’il meure. Il ne doit pas rester en croix plus de trois jours.
Si se trouve parmi eux un mineur, une personne privée de raison ou un proche parent de l’une des personnes attaquées avec lequel le mariage lui est interdit, la peine légale n’est pas appliquée aux autres. Le droit de les mettre à mort revient alors aux ayants droit des victimes : ceux-ci peuvent les mettre à mort ou leur pardonner.
Même si un seul d’entre eux accomplit directement l’acte, la peine légale est appliquée à l’ensemble du groupe.