initiales des prières du coucher et du soir, s’il dirige la prière. Dans les unités qui suivent les deux premières, il récite à voix basse. S’il prie seul, il a le choix : il peut réciter à voix haute, de manière à s’entendre lui-même, ou réciter à voix basse. L’imam récite à voix basse lors des prières de midi et de l’après-midi.
Quant à la prière du witr :
Elle comporte trois unités de prière, sans qu’un salut final les sépare.
Il récite l’invocation du qunût dans la troisième unité, avant l’inclination, tout au long de l’année. Dans chaque unité du witr, il récite la Fâtiha ainsi qu’une autre sourate. Lorsqu’il s’apprête à réciter le qunût, il prononce le takbîr, lève les mains, puis récite l’invocation.
Le qunût n’est récité dans aucune autre prière.
Dans aucune prière, il n’est requis de réciter une sourate déterminée à l’exclusion de toute autre. Il est réprouvé de réserver systématiquement une sourate particulière à une prière et de n’y réciter qu’elle.
Selon Abû Hanîfa, le minimum requis de récitation dans la prière est tout passage auquel peut s’appliquer l’appellation de Coran.
Abû Yûsuf et Muhammad ont dit : « Moins de trois versets courts ou d’un long verset ne suffit pas. »
Le fidèle ne récite pas derrière l’imam.
Quiconque veut se joindre à la prière d’un autre doit formuler deux intentions : celle d’accomplir la prière et celle de suivre l’imam.
La prière collective est une sunna fortement recommandée.
La personne la plus en droit de diriger la prière est celle qui connaît le mieux la Sunna. S’ils sont à égalité, c’est celui qui maîtrise le mieux la récitation du Coran ; s’ils sont encore à égalité, le plus scrupuleux ; et s’ils le sont encore, le plus âgé.
Il est réprouvé de désigner comme imam un esclave, un Bédouin, un dévoyé, un aveugle ou un enfant né d’une relation illicite. Toutefois, si l’un d’eux dirige la prière, celle-ci est valide.
L’imam ne doit pas prolonger la prière pour les fidèles.
Il est réprouvé que des femmes accomplissent seules la prière en groupe. Si elles le font, celle qui les dirige se place au milieu d’elles.
Lorsqu’un homme dirige un seul fidèle, il le place à sa droite. S’ils sont deux, il se place devant eux.
Il n’est pas permis aux hommes de suivre une femme ou un garçon dans la prière.
Les rangs sont disposés ainsi : les hommes, puis les garçons, puis les femmes.
Si une femme se tient à côté d’un homme alors qu’ils participent tous deux à la même prière, la prière de celui-ci devient invalide.
Il est réprouvé aux femmes d’assister à la prière collective. Selon Abû Hanîfa, il n’y a toutefois aucun mal à ce qu’une femme âgée sorte pour les prières de l’aube, du coucher et du soir. Selon Abû Yûsuf et Muhammad, il est permis à la femme âgée de sortir pour toute