Al-QudūrīAl-Quduri

la responsabilité incombe aux deux.

Lorsqu’un esclave commet involontairement une atteinte, il est dit à son maître : « Soit tu le remets en réparation de cette atteinte, soit tu le rachètes en versant l’indemnité compensatoire correspondante. » S’il le remet, le titulaire du droit à réparation en devient propriétaire ; s’il le rachète en acquittant l’indemnité, puis que l’esclave commet une nouvelle atteinte, celle-ci est soumise au même régime que la première. S’il commet deux atteintes, il est dit au maître : « Soit tu le remets aux titulaires des deux droits à réparation, qui se le partageront proportionnellement à leurs créances respectives, soit tu le rachètes en versant l’indemnité due pour chacune d’elles. » Si le maître l’affranchit sans avoir connaissance de l’atteinte, il répond de la moins élevée des deux sommes suivantes : la valeur de l’esclave et l’indemnité compensatoire. En revanche, s’il le vend ou l’affranchit après avoir eu connaissance de l’atteinte, il doit verser l’intégralité de cette indemnité.

Lorsqu’un esclave dont l’affranchissement est stipulé au décès de son maître, ou une esclave devenue mère d’un enfant de son maître, commet involontairement une atteinte, le maître doit la moins élevée des deux sommes suivantes : la valeur de l’esclave et l’indemnité compensatoire. Si l’un ou l’autre commet ensuite une nouvelle atteinte alors que le maître a déjà, en vertu d’une décision judiciaire, versé sa valeur au titulaire du droit à réparation de la première atteinte, il ne doit rien de plus. Le titulaire du droit à réparation de la seconde atteinte se retourne alors contre celui de la première et partage avec lui ce que ce dernier a reçu. Si, en revanche, le maître avait versé cette valeur sans décision judiciaire, le second titulaire a le choix : il peut se retourner soit contre le maître, soit contre le titulaire du droit à réparation de la première atteinte.

Lorsqu’un mur s’incline vers une voie empruntée par les musulmans et que son propriétaire, sommé devant témoins de le démolir, ne le fait pas alors qu’il dispose d’un délai suffisant, puis que le mur s’effondre, il répond des pertes humaines ou matérielles ainsi causées.

Peu importe que la sommation de le démolir émane d’un musulman ou d’un dhimmi. Si le mur s’incline vers la maison d’un particulier, seul le propriétaire de cette maison peut en exiger la démolition. Lorsque deux cavaliers se heurtent et meurent, la collectivité solidaire de chacun doit acquitter l’indemnité de sang de l’autre.

Celui qui tue accidentellement un esclave doit en acquitter la valeur, sans que celle-ci puisse excéder 10 000 dirhams. Si sa valeur atteint ou dépasse 10 000 dirhams, il est condamné à verser 10 000 dirhams moins 10.

Pour une esclave, si sa valeur excède l’indemnité de sang d’une femme libre, la réparation est fixée à 5 000 dirhams moins 10.

Pour la main d’un esclave, la réparation correspond à la moitié de sa valeur, sans pouvoir excéder 5 000 dirhams moins 5. Toute réparation fixée à une fraction déterminée de l’indemnité de sang d’une personne libre est calculée selon la même fraction de la valeur de l’esclave.

Si quelqu’un frappe une femme au ventre et qu’elle expulse un fœtus mort, il doit verser une indemnité spécifique dite ghurra.

فالضمان عليهما وإذا جنى البعد جناية خطإ قيل لمولاه: إما أن تدفعه بها أو تفديه فإن دفعه ملكه ولي الجناية وإن فداه بأرشها فإن عاد فجنى كان حكم الجناية الثانية حكم الألى فإن جنى قيل للمولى: إما أن تدفعه إلى ولي الجنايتين يقتسمان على قدر حقيهما وإما أن تفديه بأرش كل واحدة منهما وإن أعتقه المولى وهو لا يعلم بالجناية ضمن الأقل من قيمته ومن أرشها وإن باعه المولى أو أعتقه بعد العلم بالجناية وجب عليه الأرش وإذا جنى المدبر أو أم الولد جناية خطأ ضمن المولى الأقل من قيمته ومن أرشها فإن جنى أخرى وقد دفع المولى القيمة إلى ولي الأولى بقضاء فلا شيء عليه ويتبع ولي الجناية الثانية ولي الجناية الأولى فيشاركه فيما أخذ وإن كان المولى دفع القيمة بغير قضاء فالولي بالخيار: إن شاء اتبع المولى وإن شاء اتبع ولي الجناية الأولى وإذا مال الحائط إلى طريق المسلمين فطولب صاحبه بنقضه وأشهد عليه فلم ينقض في مدة يقدر على نقضه حتى سقط ضمن ما تلف به من نفس أو مال ويستوي أن يطالبه بنقضه مسلم أو ذمي وإن مال إلى دار رجل فالمطالبة إلى مالك الدار خاصة وإذا اصطدم فارسان فماتا فعلى عاقلة كل واحد منهما دية الآخر وإذا قتل رجل عبدا خطأ فعليه قيمته لا يزاد على عشرة آلاف درهم فإن كانت قيمته عشرة آلاف أو أكثر قضي عليه بعشرة آلاف إلا عشرة وفي الأمة إذا زادت قيمتها على الدية خمسة آلاف إلا عشرة وفي يد العبد نصف القيمة لا يزاد على خمسة آلاف إلا خمسة وكل ما يقدر من دية الحر فهو مقدر من قيمة العبد وإذا ضرب بطن امرأة فألقت جنينا ميتا فعليه غرة

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