— qu’Allah leur fasse miséricorde — qu’il fallait attendre que deux échéances consécutives restent impayées. Lorsque l’esclave sous contrat se trouve dans l’incapacité de payer, il redevient soumis aux règles de l’esclavage, et les gains qu’il détient reviennent à son maître.
Si l’esclave sous contrat meurt en laissant des biens, le contrat n’est pas résilié : la somme due est acquittée sur ses gains, et son affranchissement est réputé avoir pris effet au tout dernier instant de sa vie. S’il ne laisse pas de quoi l’acquitter intégralement, mais laisse un enfant né durant le contrat, celui-ci s’emploie à acquitter les sommes dues au titre du contrat de son père, selon les échéances prévues. Lorsqu’il les a acquittées, le père est réputé avoir été affranchi avant sa mort, et l’enfant devient lui aussi libre. Si, en revanche, il laisse un enfant qu’il avait acheté durant le contrat, il est dit à celui-ci : « Soit tu acquittes immédiatement la totalité de la somme prévue par le contrat, soit tu es ramené à l’état d’esclave. »
Si un musulman conclut avec son esclave un contrat d’affranchissement en contrepartie de vin, d’un porc ou de la valeur de l’esclave lui-même, le contrat est vicié.
Si l’esclave livre le vin convenu, il devient libre, mais doit s’employer à acquitter sa propre valeur. La somme due ne peut être inférieure au montant stipulé et elle est augmentée si sa valeur lui est supérieure.
Si le maître conclut avec lui un contrat portant sur un animal dont les caractéristiques ne sont pas précisées, le contrat est valable. S’il conclut un contrat unique avec deux de ses esclaves, chacun se portant garant de l’autre, le contrat est valable. Dès que l’un d’eux acquitte la somme due, tous deux deviennent libres, et celui qui a payé peut réclamer à l’autre la moitié de ce qu’il a versé.
Si le maître affranchit son esclave sous contrat, celui-ci devient libre par cet affranchissement et la somme prévue par le contrat cesse d’être due.
Si le maître de l’esclave sous contrat meurt, le contrat n’est pas résilié. Il est alors dit à l’esclave : « Acquitte la somme due auprès des héritiers du maître, selon les échéances prévues. » Si un seul des héritiers l’affranchit, cet affranchissement ne produit aucun effet. Mais si tous l’affranchissent, il devient libre et la somme prévue par le contrat cesse d’être due.
Si le maître conclut un contrat d’affranchissement avec l’esclave devenue mère de son enfant, le contrat est valable. Si le maître meurt, la somme prévue par le contrat cesse d’être due par celle-ci. Et si