Chapitre de la manière d’accomplir la prière
Les obligations de la prière sont au nombre de six :
le takbîr d’entrée en prière, la station debout, la récitation, l’inclination, la prosternation et l’assise finale pendant une durée équivalente à celle du tashahhud.
Tout ce qui s’y ajoute relève de la sunna. Lorsque l’homme entre en prière, il prononce le takbîr en levant simultanément les mains, jusqu’à placer ses pouces à hauteur des lobes de ses oreilles. Si, au lieu du takbîr, il dit : « Allah est plus sublime », « Allah est plus grand » ou « Le Tout Miséricordieux est plus grand », cela est valide selon Abû Hanîfa et Muhammad. Abû Yûsuf dit en revanche : « Cela n’est valide qu’en employant la formule du takbîr. »
Il pose ensuite la main droite sur la gauche et les place sous le nombril, puis dit : « Gloire à Toi, ô Allah, et louange à Toi ! Béni soit Ton nom, exaltée soit Ta majesté, et il n’est de divinité que Toi. » Il cherche refuge auprès d’Allah contre Satan le maudit, puis récite : « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux », en prononçant ces deux formules à voix basse.
Il récite ensuite la Fâtiha, accompagnée d’une sourate ou de trois versets de la sourate de son choix. Lorsque l’imam arrive aux paroles : « ni des égarés », l’imam et ceux qui prient derrière lui disent « Âmîn » à voix basse.
Puis il prononce le takbîr et s’incline. Il prend appui de ses mains sur ses genoux, écarte les doigts, tient le dos droit et ne lève ni ne baisse la tête. Durant l’inclination, il dit trois fois : « Gloire à mon Seigneur, l’Immense » ; tel est le minimum.
Puis il relève la tête et dit : « […] » ; il se prosterne, prend appui de ses mains sur le sol, place son visage entre ses paumes et pose au sol son nez et son front. S’il se contente de l’un des deux, cela est valide selon Abû Hanîfa.
Abû Yûsuf et Muhammad disent : « Il n’est pas valide de se contenter du nez, sauf en cas d’excuse. » S’il se prosterne sur les replis de son turban ou sur un pan de son vêtement, cela est valide. Il écarte du corps le haut de ses bras, éloigne son ventre de ses cuisses et dirige ses orteils vers la qibla. Durant la prosternation, il dit trois fois : « Gloire à mon Seigneur, le Très-Haut » ; tel est le minimum. Puis il relève la tête.