Al-QudūrīAl-Quduri

36 — Livre des affranchissements

L’affranchissement prononcé par une personne libre et majeure à l’égard d’un esclave qu’elle possède prend effet. Ainsi, si elle dit à son esclave, homme ou femme : « Tu es libre », « Tu es affranchi », « Je t’ai rendu libre » ou « Je t’ai affranchi », celui-ci est affranchi, que le maître en ait eu ou non l’intention.

Il en va de même s’il lui dit : « Ta tête est libre », « Ton visage est libre », « Ton cou est libre » ou « Ton corps est libre » ; ou s’il dit à sa femme esclave : « Tes parties intimes sont libres. » S’il lui dit : « Je n’ai aucun droit de propriété sur toi », avec l’intention de l’affranchir, l’affranchissement prend effet ; sans cette intention, il ne prend pas effet. Il en va de même des autres formules allusives d’affranchissement. En revanche, s’il lui dit : « Je n’ai aucune autorité sur toi », même avec l’intention de l’affranchir, l’affranchissement ne prend pas effet.

S’il affirme au sujet de son esclave : « Celui-ci est mon fils », et maintient cette affirmation, ou s’il lui dit : « Celui-ci est mon maître » ou « Ô mon maître ! », l’esclave est affranchi. Mais s’il lui dit : « Ô mon fils ! » ou « Ô mon frère ! », il ne l’est pas.

S’il affirme d’un esclave dont l’âge exclut qu’il puisse être son fils : « Celui-ci est mon fils », l’esclave est affranchi selon Abū Ḥanīfa — qu’Allah lui fasse miséricorde —, mais non selon Abū Yūsuf et Muḥammad.

S’il dit à sa femme esclave : « Tu es répudiée », avec l’intention de l’affranchir, elle n’est pas affranchie. S’il dit à son esclave : « Tu es semblable à un homme libre », celui-ci n’est pas affranchi ; mais s’il lui dit : « Tu n’es rien d’autre qu’un homme libre », il l’est.

Lorsqu’un homme devient propriétaire d’un proche parent consanguin avec lequel le mariage lui est interdit, celui-ci est affranchi de plein droit.

Si le maître affranchit une partie de son esclave, seule cette partie est affranchie, et l’esclave doit travailler afin de verser à son maître le reliquat de sa valeur, selon Abū Ḥanīfa — qu’Allah lui fasse miséricorde. Abū Yūsuf et Muḥammad estiment, quant à eux, que l’esclave est intégralement affranchi.

Lorsqu’un esclave appartient à deux associés et que l’un d’eux affranchit sa part,

٣٦ - كتاب العتاق العتق يقع من الحر البالغ في مكه فإذا قال لعبده أو أمتهأنت حر أو محرر أو قد حررتك أو أعتقتك فقد عتق نوى المولى العتق أو لم ينو وكذلك إذا قال: رأسك حر أو وجهك أو رقبتك أو بدن: أو قال لأمته: فرجك حر ولو قال: لا ملك لي عليك ونوي به الحرية عتق وإن لم ينو لم يعتق وكذلك كنايات العتق وإن قال: لا سلطان لي عليك ونوى به العتق لم يعتق وإن قال: هذا ابني وثبت على ذلك أو قال: هذا مولاي أو يا مولاي عتق وإن قال يا ابني أو يا أخي لم يعتق وإن قال لغلام لا يولد مثله لمثله هذا ابني عتق عليه عند أبي حنيفة ﵀ وعندها لا يعتق وإن قال لأمته أنت طالق ونوى به الحرية وإن قال لعبده أنت مثل الحر لم يعتق وإن قال ما أنت إلا حر عتق عليه وإذا ملك الرجل ذا رحم محرم منه عتق عليه وإذا أعتق المولى بعض عبده عتق عليه ذلك البعض ويسعى في بقية قيمته لمولاه عند أبي حنيفة ﵀ وقالا يعتق كله وإذا كان العبد بين شريكين فأعتق أحدهما نصيبه

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies