Chapitre des conditions préalables à la prière
Le fidèle doit préalablement se purifier des états d’impureté rituelle et des souillures, conformément à ce qui a été exposé plus haut, et couvrir les parties de son corps qui doivent l’être. Chez l’homme, celles-ci s’étendent du dessous du nombril jusqu’aux genoux, lesquels en font partie.
Tout le corps de la femme libre doit être couvert, à l’exception de son visage, de ses mains et de ses pieds. Ce qui doit être couvert chez l’homme doit également l’être chez la femme esclave ; son ventre et son dos doivent aussi être couverts, contrairement au reste de son corps.
Celui qui ne trouve rien lui permettant d’éliminer une souillure prie malgré sa présence et n’a pas à recommencer sa prière.
Celui qui ne trouve aucun vêtement prie nu, en position assise, en mimant l’inclination et la prosternation. S’il prie debout, sa prière est toutefois valide, mais la première manière est préférable.
Il formule l’intention d’accomplir la prière dans laquelle il va entrer, sans qu’aucun acte ne s’interpose entre cette intention et le takbîr d’entrée en prière. Il se tourne vers la qibla, sauf s’il est en situation de crainte : il prie alors dans la direction qu’il peut prendre. S’il ne parvient pas à déterminer la direction de la qibla et que personne ne se trouve auprès de lui pour qu’il puisse l’interroger, il s’efforce de la déterminer puis prie.
Si, une fois sa prière achevée, quelqu’un l’informe qu’il s’est trompé et qu’il en acquiert ainsi la certitude, il n’a pas à la recommencer. S’il l’apprend pendant la prière, il se tourne vers la qibla et poursuit sa prière là où il en était.