Al-QudūrīAl-Quduri

De même, l’accusation d’adultère portée par un muet ne donne pas lieu au liʿân.

Si le mari dit : « L’enfant que tu portes n’est pas de moi », il n’y a pas lieu de procéder au liʿân entre eux. Mais s’il dit : « Tu as commis l’adultère et cet enfant en est issu », les époux procèdent au liʿân, sans que le juge écarte pour autant la filiation de l’enfant à naître.

Lorsque l’homme désavoue l’enfant de son épouse immédiatement après la naissance, ou durant le laps de temps où il est d’usage de recevoir les félicitations ou d’acheter pour l’enfant le nécessaire de naissance, son désaveu est recevable et il procède au liʿân à ce titre. S’il le désavoue après ce délai, il procède au liʿân, mais la filiation demeure établie.

Abû Yûsuf et Muhammad ont dit : « Son désaveu est recevable pendant toute la période des lochies. »

Si la femme met au monde deux enfants issus d’une même grossesse et que le mari désavoue le premier tout en reconnaissant le second, la filiation des deux enfants est établie et la peine prescrite est infligée au mari. S’il reconnaît le premier et désavoue le second, leur filiation est également établie et les époux procèdent au liʿân.

وقذف الأخرس لا يتعلق به اللعان وإذا قال الزوج: ليس حملك مني فلا لعان بينهما وإن قال: زنيت وهذا الحمل من الزنا تلاعنا ولم ينف القاضي الحمل وإذا نفى الرجل ولد امرأته عقيب الولادة أو في الحال التي تقبل التهنئة أو تبتاع له آلة الولادة صح نفيه ولاعن به وإن نفاه بعد ذلك لاعن وثبت النسب وقال أبو يوسف ومحمد: يصح نفيه في مدة النفاس وإذا ولدت ولدين في بطن واحد فنفى الأول واعترف بالثاني ثبت نسبهما وحد الزوج وإن اعترف بالأول ونفى الثاني ثبت نسبهما ولاعن

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