Al-QudūrīAl-Quduri

est dépourvu de raison. N’est pas davantage valable l’affranchissement d’un esclave dont la libération a été différée au décès de son maître, d’une esclave ayant eu un enfant de son maître, ni d’un esclave sous contrat d’affranchissement ayant déjà versé une partie de la somme convenue.

En revanche, s’il affranchit un esclave sous contrat qui n’a encore rien versé, l’affranchissement est valable. S’il achète son père ou son fils avec l’intention que cet achat vaille expiation, cela est valable à ce titre. S’il affranchit, à titre d’expiation, sa moitié d’un esclave détenu en copropriété, puis est tenu de verser la valeur de la moitié restante, entraînant ainsi son affranchissement total, cela ne vaut pas expiation selon Abû Hanîfa. En revanche, s’il affranchit à titre d’expiation la moitié d’un esclave lui appartenant, puis en affranchit l’autre moitié au même titre, cela est valable.

S’il affranchit à titre d’expiation la moitié de son esclave, puis a des rapports avec la femme à l’égard de laquelle il a prononcé le ẓihār avant d’en affranchir l’autre moitié, cela ne vaut pas expiation selon Abû Hanîfa.

Lorsque l’auteur du ẓihār ne trouve aucun esclave à affranchir, son expiation consiste à jeûner deux mois consécutifs. Ces deux mois ne doivent comprendre ni le mois de Ramadan, ni le jour de la fête de la Rupture du jeûne, ni le jour du Sacrifice, ni les jours du tachrîq. S’il a volontairement des rapports avec la femme concernée durant la nuit au cours de ces deux mois, ou s’il en a avec elle durant la journée par oubli, il doit reprendre le jeûne depuis le début selon Abû Hanîfa et Muhammad. De même, s’il rompt le jeûne un jour, avec ou sans excuse, il doit tout recommencer.

Si un esclave prononce le ẓihār, seule l’expiation par le jeûne est valable pour lui. Si son maître affranchit un esclave à sa place ou nourrit les indigents pour lui, cela ne lui tient pas lieu d’expiation.

Lorsque l’auteur du ẓihār est incapable de jeûner, il doit nourrir soixante indigents, en donnant à chacun un demi-sāʿ de blé, un sāʿ de dattes ou d’orge, ou encore la valeur monétaire correspondante. S’il leur sert un repas le matin et un autre le soir, cela est valable, qu’ils mangent peu ou beaucoup. S’il donne chaque jour la ration prescrite à un seul indigent pendant soixante jours, cela lui tient lieu d’expiation. Mais s’il lui remet toutes les rations en un seul jour, seule celle de ce jour est comptabilisée. S’il a des rapports avec la femme concernée au cours de l’expiation par la nourriture, il n’a pas à la reprendre depuis le début.

Celui qui est redevable de deux expiations de ẓihār peut affranchir deux esclaves sans assigner chacun d’eux à l’une des deux expiations en particulier : cela vaut pour toutes deux. Il en va de même s’il jeûne quatre mois ou nourrit cent vingt indigents. S’il affranchit un seul esclave ou jeûne deux mois, il peut imputer cet acte à celle des deux expiations qu’il souhaite.

لا يعقل ولا يجوز عتق المدبر وأم الولد والمكاتب الذي أدى بعض المال فإن أعتق مكاتبا لم يود شيئا جاز فإن اشترى أباه أو ابنه ينوي بالشراء الكفارة جاز عنها وإن أعتق نصف عبد مشترك عن الكفارة وضمن قيمة باقية فأعتقه لم يجز عند أبي حنيفة وإن أعتق نصف عبده عن كفارته ثم أعتق باقية عنها جاز وإن أعتق نصف عبده عن كفارته ثم جامع التي ظاهر منها ثم أعتق باقية لم يجز عند أب حنيفة وإذا لم يجد المظاهر ما يعتق فكفارته صوم شهرين متتابعين ليس فيهما شهر رمضان ولا يوم الفطر ولا يوم النحر ولا أيام التشريق فإن جامع التي ظاهر منها في خلال الشهرين ليلا عامدا أو نهارا ناسيا استأنف الصوم عند أبي حنيفة ومحمد وإن أفطر يوما بعذر أو بغير عذر استأنف وإن ظاهر العبد لم يجزه في الكفارة إلا الصوم فإن أعتق المولى عنه أو أطعم لم يجزه وإذا لم يستطع المظاهر الصيام أطعم ستين مسكينا كل مسكين نصف صاع من بر أو صاعا من تمر أو شعير أو قيمة تلك فإن غداهم وعشاهم جاز قليلا ما أكلوا أو كثيرا فإن أعطى مسكينا واحدا ستين يوما أجزأه وإن أعطاه في يوم واحد لم يجزه إلا عن يومه وإن قرب التي ظاهر منها في خلال الإطعام لم يستأنف ومن وجب عليه كفارتا ظهار فأعتق رقبتين لا ينوي عن إحداهما بعينها جاز عنهما وكذلك إن صام أربعة كفارتا ظهار فأعتق رقبتين لا ينوي عن إحداهما بعينها جاز عنهما وكذلك إن صام أربعة أشهر أطعم مائة وعشرين مسكينا جاز وإن أعتق رقبة واحدة أو صام شهرين كان له أن يجعل ذلك عن أيتهما شاء

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