qu’elle a épousé un autre homme, aucune répudiation n’intervient du fait de ce serment de continence. Le serment demeure toutefois en vigueur et, s’il a des rapports avec elle, il doit accomplir l’expiation de son serment.
S’il jure de s’abstenir pendant moins de quatre mois, il n’est pas considéré comme lié par un serment de continence. En revanche, si son serment engage un pèlerinage, un jeûne, une aumône, un affranchissement ou une répudiation, il est lié par un tel serment.
S’il prête un serment de continence à l’égard de son épouse répudiée révocablement, ce serment est valable ; s’il le prête à l’égard d’une femme irrévocablement répudiée, il ne l’est pas. Lorsque l’épouse est une esclave, le délai du serment de continence est de deux mois.
Si l’époux qui a prêté ce serment est malade et incapable d’avoir des rapports conjugaux, si la femme est malade ou si une distance les sépare et qu’il ne puisse la rejoindre pendant le délai du serment de continence, son retour vers elle consiste à déclarer oralement : « Je reviens vers elle. » S’il le déclare, le serment de continence cesse de produire effet. Mais s’il recouvre la santé avant l’expiration du délai, ce retour verbal devient caduc et son retour ne peut plus s’accomplir que par des rapports conjugaux.
Lorsqu’un homme dit à son épouse : « Tu m’es interdite », il est interrogé sur son intention. S’il répond : « Je voulais mentir », on s’en tient alors à ses dires.
S’il répond : « Je voulais la répudiation », une répudiation irrévocable intervient, à moins qu’il n’ait eu l’intention des trois répudiations. S’il répond : « Je voulais l’assimilation prohibée », il s’agit bien d’une assimilation prohibée. Enfin, s’il répond : « Je voulais me l’interdire », ou s’il n’avait aucune intention particulière, cette formule vaut serment et le lie par un serment de continence.