unique et irrévocable, et non triple, quand bien même l’époux en aurait eu l’intention.
Il faut nécessairement que l’expression « elle-même » figure soit dans les paroles de l’époux, soit dans celles de l’épouse. Si, lorsqu’il lui dit : « Répudie-toi toi-même », elle prononce sa propre répudiation, une répudiation unique et révocable prend effet. Si elle prononce trois répudiations contre elle-même et que l’époux en avait eu l’intention, toutes trois prennent effet. S’il lui dit : « Répudie-toi quand tu le souhaiteras », elle peut le faire pendant la séance ou ultérieurement.
S’il dit à un homme : « Répudie mon épouse », celui-ci peut le faire pendant la séance ou ultérieurement. Mais s’il lui dit : « Répudie-la si tu le souhaites », il ne peut le faire que pendant la séance. S’il dit à son épouse : « Si tu m’aimes ou si tu me détestes, tu es répudiée », puis qu’elle répond : « Je t’aime » ou « Je te déteste », la répudiation prend effet, même si ce qu’elle éprouve en son for intérieur est contraire à ce qu’elle a déclaré.
Si un homme prononce contre son épouse une répudiation irrévocable au cours de la maladie qui entraînera sa mort, elle hérite de lui s’il meurt alors qu’elle se trouve encore dans sa période de viduité. S’il meurt après l’expiration de celle-ci, elle n’a aucun droit à l’héritage.
Si l’époux dit à son épouse : « Tu es répudiée, si Allah le veut », en enchaînant ces paroles sans interruption, la répudiation ne prend pas effet.
S’il lui dit : « Tu es répudiée trois fois, sauf une », deux répudiations prennent effet. S’il lui dit : « Trois fois, sauf deux », une seule prend effet.
Si l’époux devient propriétaire de son épouse ou d’une quote-part de celle-ci, ou si l’épouse devient propriétaire de son époux ou d’une quote-part de celui-ci, leur union est dissoute.