selon Abû Hanîfa et Abû Yûsuf. Muhammad affirme toutefois que, pour se conformer à la Sunna, il ne doit la répudier qu’une seule fois.
Lorsqu’un homme répudie son épouse pendant ses menstrues, la répudiation prend effet, mais il lui est recommandé de la reprendre. Il peut ensuite la garder s’il le souhaite. Une fois qu’elle a recouvré sa pureté, puis eu de nouvelles menstrues et recouvré à nouveau sa pureté, il a le choix : il peut la répudier ou la garder.
La répudiation prononcée par tout époux sain d’esprit et pubère prend effet. Celle prononcée par un enfant, un aliéné ou un homme endormi ne prend pas effet. Lorsqu’un esclave se marie puis répudie son épouse, sa répudiation prend effet, tandis que celle que son maître prononcerait à l’encontre de l’épouse de l’esclave ne prend pas effet.
Les formules de répudiation sont de deux sortes : explicites ou allusives. Relèvent des formules explicites : « Je te répudie », « Tu es répudiée » et « Je t’ai répudiée ». Elles entraînent une seule répudiation révocable, même si l’époux en avait l’intention d’en prononcer davantage, et ne requièrent aucune intention.
Quant aux formules : « Tu es la répudiation », « Tu es répudiée par la répudiation » ou « Tu es répudiée d’une répudiation », elles valent une seule répudiation révocable s’il n’a nourri aucune intention particulière ; mais s’il a voulu en prononcer trois, elles en valent trois.
Le second type est constitué des formules allusives. Celles-ci ne produisent la répudiation qu’en présence d’une intention ou d’un indice tiré des circonstances. Elles se divisent en deux catégories. La première comprend trois expressions qui entraînent une seule répudiation révocable : « Observe ton délai de viduité », « Assure-toi que ton utérus est libre de toute grossesse » et « Tu es seule ».
Quant aux autres formules allusives, si l’époux entend par elles prononcer la répudiation, elles valent une seule répudiation irrévocable.