, il les conserve jusqu’à ce qu’ils soient nécessaires à la réfection du waqf, puis les y affecte. Il n’est pas permis de les répartir entre les bénéficiaires du waqf.
Selon Abû Yûsuf, il est valable que le constituant se réserve les revenus du waqf ou s’en attribue l’administration.
Lorsqu’une personne construit une mosquée, celle-ci ne sort de sa propriété que lorsqu’elle l’a séparée du reste de son domaine avec sa voie d’accès et qu’elle a autorisé les gens à y accomplir la prière. Dès qu’une seule personne y prie, la mosquée sort de sa propriété, selon Abû Hanîfa et Muhammad. Abû Yûsuf a dit : « Elle sort de sa propriété dès qu’il déclare : “J’en fais une mosquée.” »
Quiconque aménage un point d’eau destiné aux musulmans, un caravansérail où logent les voyageurs de passage, ou un ribât, ou encore affecte son terrain à un cimetière, n’en perd pas la propriété, selon Abû Hanîfa, tant qu’un juge ne l’a pas consacré par une décision.
Abû Yûsuf estime qu’il en perd la propriété par sa seule déclaration. Muhammad a dit : « Lorsque les gens ont puisé de l’eau au point d’eau, logé dans le caravansérail et le ribât, et procédé à des inhumations dans le cimetière, ces biens sortent de sa propriété. »