Al-QudūrīAl-Quduri

si le bien donné sort du patrimoine du donataire.

Lorsqu’une donation est faite à un proche parent au degré prohibé, elle ne peut être révoquée. Il en va de même de ce que l’un des époux donne à l’autre.

Lorsque le donataire dit au donateur : « Prends ceci en compensation de ta donation, en échange de celle-ci ou en contrepartie de celle-ci », et que le donateur en prend possession, le droit de révocation s’éteint. Il s’éteint également lorsqu’un tiers remet bénévolement une contrepartie au nom du donataire et que le donateur en prend possession.

Si la moitié du bien donné est revendiquée avec succès par un tiers, le donataire peut récupérer la moitié de la contrepartie. Si, en revanche, la moitié de la contrepartie est ainsi revendiquée, le donateur ne peut révoquer la donation qu’après avoir restitué le reliquat de la contrepartie.

La révocation n’est valable que du commun accord des deux parties ou sur décision du juge.

Si le bien donné périt, puis qu’un tiers fait reconnaître qu’il en était le propriétaire légitime et que le donataire est tenu de l’indemniser, ce dernier ne dispose d’aucun recours contre le donateur.

Lorsqu’une donation est assortie d’une contrepartie, la prise de possession réciproque des deux prestations est requise. Une fois celle-ci accomplie, le contrat devient valable et reçoit le régime de la vente : le bien peut être restitué pour vice ou en vertu du droit d’option après inspection, et le droit de préemption s’y applique.

La donation viagère (ʿumrâ) est valable au profit du bénéficiaire sa vie durant, puis de ses héritiers après sa mort.

La donation avec clause de survie (ruqbâ) est nulle selon Abû Hanîfa et Muhammad. Abû Yûsuf estime, quant à lui, qu’elle est valable.

Quiconque fait don d’une esclave en excluant l’enfant qu’elle porte consent une donation valable, mais cette exclusion est nulle.

L’aumône obéit aux mêmes règles que la donation : elle n’est valable qu’après la prise de possession et ne peut porter sur une part indivise d’un bien divisible. Il est toutefois valable de donner une chose en aumône à deux pauvres. Une fois l’aumône prise en possession, elle ne peut être révoquée.

Quiconque fait vœu de donner ses biens en aumône est tenu de faire l’aumône

تخرج الهبة من ملك الموهوب له وإن وهب هبة لذي رحم محرم منه فلا رجوع فيها وكذلك ما وهب أحد الزوجين لآخر وإذا قال الموهوب له للواهب: خذ هذا عوضا عن هبتك أو بدلا عنها أو في مقابلتها فقبضه الواهب سقط الرجوع وإن عوضه أجنبي عن الموهوب له متبرعا فقبض الواهب العوض سقط الرجوع وإذا استحق نصف الهبة رجع بنصف العوض وإن استحق نصف العوض لم يرجع في الهبة إلا أن يرد ما بقي من العوض ثم يرجع ولا يصح الرجوع إلا بتراضيهما أو بحكم الحاكم وإذا تلفت العين الموهوبة فاستحقها مستحق فضمن الموهوب له لم يرجع على الواهب بشي وإذا وهب بشرط العوض اعتبر التقابض في العوضين وإذا تقابضا صح العقد وصار في حكم البيع: يرد بالعيب وخيار الرؤية وتجيب فيه الشفعة والعمرى جائزة للمعمر في حال حياته ولورثته من بعده والرقبى باطلة عند أبي حنيفة ومحمد وقال أبو يوسف: جائزة ومن وهب جارية إلا حملها صحت الهبة وبطل الاستثناء والصدقة كالهبة: لا تصح إلا بالقبض ولا تجوز في مشاع يحتمل القسمة وإذا تصدق على فقيرين بشي جاز ولا يجوز الرجوع في الصدقة بعد القبض ومن نذر أن يتصدق بماله لزمه أن يتصدق

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